Manger moins pour vivre longtemps

 
Manger moins pour vivre longtemps
 
«La vie n’est pas courte, c’est nous qui l’abrégeons.»
– Sénèque (Auteur latin) –
«Un tiers de la nourriture que nous absorbons
sert à nous nourrir; les deux autres tiers servent
à nourrir … les médecins!»
– Proverbe égyptien retrouvé gravé
sur les murs des Pyramides –

La plus grande frustration des chercheurs de solutions pour retarder ou même empêcher le vieillissement (voir « Quand j’étais vieux » de Georgia Knapp) est qu’ils savent, depuis déjà des centaines d’années, comment faire gagner des années, voire des dizaines d’années, de longévité à leurs clients ou patients … sauf que personne ou presque n’a vraiment envie de suivre leur méthode.
Cette méthode consiste, en effet, à restreindre sa consommation de nourriture, au point d’avoir faim en permanence. Les scientifiques désignent cela avec la sobre expression de « restriction calorique ». La restriction calorique fait gagner des années de vie en bonne santé, mais, comme l’on peut s’en douter, bien peu de personnes sont prêtes à souffrir de la faim toute leur vie pour pouvoir vivre plus longtemps.
Ce problème vient pourtant d’être résolu de brillante manière avec l’apparition d’un nouvelles combinaison de phytonutriments qui imite les effets sur le corps de la restriction calorique, y compris si nous ne changeons rien à notre régime alimentaire. C’est une révolution extraordinaire mais, pour pouvoir en bénéficier, il convient d’abord de comprendre comment la restriction calorique est efficace contre le vieillissement.

Manger moins peut allonger la vie de 50 %
C’est Luigi Cornaro, artistocrate italien de la Renaissance, qui fut le premier à expliquer, dans son autobiographie intitulée « L’Art de vivre longtemps », cette étonnante découverte. Jusqu’à l’ge de 37 ans, il mangeait sans modération et son état de santé ne cessait de se dégrader. Il décida alors de restreindre son compte journalier de calories. C’était déjà lui l’inventeur de la « restriction cazlorique »! Aussitôt, il se mit à aller nettement mieux. Il décida alors de continuer à manger peu, sa santé s’améliora encore, et il devint centenaire. Il mourut à 103 ou même à 105 ans.

Est-il indispensable de manger?
Question provocatrice? Pourtant, il nous faut déjà constater que, malade, l’animal ne mange plus. C’est une première évidence. C’est son instinct qui lui dicte ce qu’il doit faire et cet instinct lui dit de jeûner jusqu’à ce qu’il soit guéri ou … mort! (Ce qui est aussi une forme de guérison…) Au cours du jeûne se trouve activé au maximum le processus de régénération et de guérison…
Santé = Sobriété.

Sobriété = Santé
Léonard Lessius, savant jésuite du XVIème siècle, habitant Louvain, s’était enthousiasmé pour les préceptes de Louis Cornaro (voir ci-dessous); après en avoir fait l’expérience sur lui-même, il écrit dans son renommé ouvrage «Hygiasticon ou méthode de conserver la vie et la santé jusque dans la vieillesse la plus avancée»:
«Quiconque mange et boit dans une telle mesure que son esprit se trouve par là hors d’état de s’acquitter de quelques-uns des devoirs de sa vocation, il se nourrit trop, il doit se retrancher. Et si, dans un travail purement corporel, il se trouvait actif et vigoureux avant le repas, mais qu’après le repas, au contraire, il se sentît las et pesant, ce serait, de même, une marque infaillible qu’il aurait donné dans l’excès; car si l’on mange et si l’on boit, c’est pour réparer les forces du corps et non pour l’accabler.»C’est encore le même enseignement que, dans son «Télémaque», le célèbre écrivain français Fénelon énonce à plusieurs reprises par la bouche du «subtil et frugal» Mentor:
«Quelle honte que les hommes les plus élevés fassent consister leur grandeur dans les ragoûts, par lesquels ils amollissent leurs mes et ruinent insensiblement la santé de leur corps…»«La Sobriété rend la nourriture la plus simple très agréable. C’est elle qui donne, avec la santé la plus vigoureuse, les plaisirs les plus constants… C’est un art pour empoisonner les hommes que celui d’exciter leur appétit au-delà de leur vrai besoin.»

«Je crois même que vous devez prendre garde à ne laisser jamais le vin devenir trop commun dans votre royaume. Si l’on a planté trop de vignes, il faut qu’on les arrache; le vin est la source des plus grands maux parmi les peuples; il cause les maladies, les querelles, les séditions, l’oisiveté, le dégoût du travail, le désordre des familles. Que le vin soit donc réservé comme une espèce de remède, ou comme une liqueur très rare, qui n’est employée que pour les Sacrifices ou pour les Fêtes extraordinaires. Mais n’espérez point de faire observer une règle si importante si vous n’en donnez vous-même l’exemple.»

«C’est une honte pour les hommes qu’ils aient tant de maladies, car les bonnes mœurs produisent la Santé. Leur intempérance change en poisons mortels les aliments destinés à conserver la vie. Les plaisirs, pris sans modération, abrègent plus les jours des hommes que les remèdes ne peuvent les prolonger. Les pauvres sont moins souvent malades, faute de nourriture, que les riches ne le deviennent pour en prendre trop. Les aliments qui flattent trop le goût, et qui font manger au-delà du besoin, empoisonnent au lieu de nourrir. Les remèdes sont eux-mêmes de véritables maux qui usent la nature, et dont il ne faut se servir que dans les pressants besoins. Le grand remède, qui est toujours innocent et toujours d’un usage utile, c’est la Sobriété, c’est la tranquillité de l’esprit, c’est l’exercice du corps. Par là, on fait un sang doux et tempéré, l’on dissipe toutes les humeurs superflues.»
 
Histoire résumée d’un centenaire hors normes
Louis Cornaro, noble vénitien, écrivit quatre discours sur la vie sobre, le premier à quatre-vingt cinq ans, le second à quatre-vingt-six ans, le troisième à quatre-vingt-onze ans et le quatrième à quatre-vingt quinze ans.Son grand et simplissime principe était le suivant:
De la Sobriété dépend la Longévité!
À l’époque de Luigi Cornaro, les idées relatives à la santé, la nutrition et la longévité étaient plutôt confuses; le mérite de Cornaro, qui parvint à prolonger son existence, en n’ayant recours qu’à des moyens inspirés par la Nature et la Tempérance, n’en est que d’autant plus grand. Ce Vénitien,  grce à un régime des plus simples mais très rigoureux, de par l’exemplaire persévérance qu’il mit à le suivre, parvint à prolonger sa vie jusqu’à un ge très avancé, et, tout en recevant lui-même les bons fruits de son comportement, donna à la postérité un très instructif exemple. Jusque vers sa quarantième année, il avait mené une vie fort dissolue, ce qui le faisait constamment souffrir de coliques, de douleurs dans les membres et de fièvre. Pour finir, il était réduit à un tel délabrement de sa santé que les médecins assurèrent alors qu’il ne lui restait plus guère que deux mois à vivre. Ils avaient renoncé à lui prescrire des médicaments, et le seul moyen qu’ils lui conseillaient encore était un sévère régime. Il suivit ce conseil, et, au bout de quelques jours, éprouva un peu d’amélioration. Un an après, non seulement il était complètement guéri, mais même il se portait mieux qu’il ne s’était jamais porté. Il décida alors de réduire encore sa quantité de nourriture, et de ne consommer que la quantité d’aliments absolument indispensables pour subsister.

Pendant soixante années il ne prit, chaque jour, que douze onces (384 grammes) d’aliments solides, et treize onces (428 grammes) de boissons. En outre, il évita de trop s’échauffer, de se mettre en situation d’éprouver des émotions trop vives. À l’aide de ce régime constant et toujours pondéré, non seulement il maintint son corps mais aussi son esprit dans un état d’équilibre tellement stable que rien ne pouvait le déranger.

À un ge déjà fort avancé, il perdit un important procès, ce qui fit mourir de chagrin deux de ses frères, mais il demeura lui-même sain et dispos. Puis une voiture dans laquelle il se trouvait se renversa et, atteint par les chevaux, il eut un bras et un pied démis; il fit alors réduire ses luxations, et, sans autre traitement, en peu de temps, se rétablit. Mais ce qui est sans doute le plus remarquable et le plus instructif de l’histoire, et ce qui prouve le danger de s’écarter, si peu que ce soit, d’une habitude contractée depuis longtemps c’est que Cornaro, gé de quatre-vingts ans, fut pressé par ses amis qui s’imaginaient qu’à son ge il avait besoin d’un régime «plus fortifiant» et qu’il lui fallait prendre une quantité d’aliments nettement plus importante. Pour lui, il était, tout au contraire, convaincu que le pouvoir digestif décroît en même temps que le reste des forces et qu’en vieillissant mieux vaut diminuer son régime plutôt que de l’augmenter.
Pourtant il céda et porta ses aliments solides à quatorze onces et ses boissons à seize.

«À peine», dit-il, «avais-je mené ce genre de vie pendant dix jours que je commençai à perdre mon entrain et ma gaieté et à devenir pusillanime, grincheux et insupportable pour les autres et pour moi-même. Le douzième jour, je fus atteint d’une douleur au côté, qui persista durant vingt-quatre heures, et bientôt d’une fièvre, qui dura, pendant trente-cinq jours, et fut telle, que l’on crut mes jours en danger. Heureusement, grce à Dieu, et en reprenant mon premier régime, je me remis, et suis maintenant, à l’ge de quatre-vingt-trois ans, dans l’état le plus gaillard du corps et de l’esprit. Je monte à cheval sans escabeau, je gravis des pentes rapides, et, il y a peu de temps, j’ai composé un vaudeville, plein de gaieté et d’innocente malice. Quand je rentre à la maison, revenant du sénat ou de mes affaires privées, j’y trouve onze de mes petits-enfants, dont l’éducation, les chants, les jeux sont la joie de ma vieillesse. Souvent je me mets à chanter avec eux, car ma voix est plus claire et plus nette qu’elle ne l’était dans ma jeunesse, et je suis tout à fait exempt des infirmités et de l’humeur maussade, qui sont si souvent le lot des vieillards».

C’est dans cet état de béatitude, qu’il atteignit jusqu’à sa centième année.
 
L’enseignement de Luigi Cornaro
Alors qu’à l’ge de trente-cinq ans il était déjà condamné par ses médecins à vivre une courte vie de malad{i}e, à partir du moment où il commença à appliquer ses bons principes de vie sobre il ne fut plus jamais malade et atteint un ge fort avancé, quatre-vingt dix-neuf ans selon certains de ses biographes, cent ou cent-un ou cent-trois selon d’autres et même cent-cinq, selon encore d’autres…

«J’ai», déclara-t-il, «toujours été sain, depuis que je suis sobre». En une journée il ne mangeait donc que douze onces, soit 384 grammes, de nourriture solide et ne buvait que quatorze onces, soit 428 grammes de liquide.

Louis Cornaro fut ainsi un homme non seulement sain de corps mais aussi d’esprit, c’est-à-dire lucide. Il disait:

«Ce qui excède la quantité nécessaire pour nous nourrir est un levain de maladie et de mort. Combien ai-je vu périr de gens, à la fleur de l’ge, par la malheureuse habitude de trop manger. Rien n’est plus raisonnable que de souhaiter une longue vie. Plus nous avançons en ge, plus nous acquérons d’expérience. Je veux rendre service au public en expliquant quels ont été les motifs qui m’ont fait renoncer à la débauche pour suivre la vie sobre, et de quelle manière je l’observe et quel profit j’en tire.»

Sous le titre: Conseils pour vivre longtemps, il composa donc quatre petits traités où il exposa le fruit de sa propre expérience; le style alerte et vigoureux de chacun d’entre eux montre toute la verdeur d’esprit de cet aimable vieillard.

Histoire plus détaillée de Luigi Cornaarro
Louis Cornaro est né à Venise en 1467 et s’il est vrai qu’il mourut à Padoue en 1568, alors cela fut à plus de cent ans. Il nous raconte que, dans sa jeunesse, il s’était livré, selon la coutume des nobles de son temps, à toutes sortes d’excès, si bien – ou plutôt si mal! – que sa constitution délicate en avait été fortement ébranlée et qu’il était tombé très gravement malade; à 35 ans sa santé était si compromise que les médecins, désespérant de lui, le déclarèrent irrémédiablement perdu. Il souffrait alors d’intolérables douleurs d’estomac, de violentes coliques, d’accès goutteux avec fièvre lente, qui le minaient, le conduisant, d’une marche rapide et sûre, au bord de la tombe. Seule une vie sobre et réglée, au dire de son médecin de famille, aurait eu des chances d’enrayer sa précoce  décrépitude; Cornaro, se voyant ainsi condamné à une fin prématurée, eut un sursaut de volonté et, de radicale manière, rompit avec ses errements physiques et moraux; il quitta la compagnie des jeunes nobles frivoles et débauchés pour vivre selon les lois de la plus austère Sobriété; le résultat de cette nouvelle façon de vivre ne se fit pas longtemps attendre. Cela fut quasi merveilleux et se manifesta par un regain de vie, de force et de santé et, partant, aussi de Bonheur.

Cette radicale transformation ne s’accomplit, toutefois, pas sans efforts:

«Lorsque je suis parvenu à un ge mûr, je me suis entièrement voué à la Sobriété. Il est vrai que ce ne fut pas sans peine que je pris cette résolution et que je renonçai à la bonne chère. Je commençai par prier Dieu de m’accorder la tempérance et me mis fortement en tête que, quelque difficile que soit une chose que l’on veut entreprendre, l’on en vient à bout quand l’on persévère à vaincre ce qui s’oppose à son exécution. Ainsi je déracinai mes mauvaises habitudes et j’en contractai de bonnes, en sorte que je me suis accoutumé à une vie d’autant plus austère et frugale que mon tempérament était devenu fort mauvais lorsque je la commençai.»

C’est alors qu’il prit pour devise: «Qui mange peu, mange beaucoup»; devise qu’il appliqua donc durant de longues années.

Il avoue encore que dans sa jeunesse il était «bilieux, de tempérament déréglé, prompt et colère»; mais nous apprenons aussi de la bouche de sa petite-nièce qu’à la suite de ce changement de vie, il eut «assez de pouvoir sur lui-même pour vaincre la colère et les emportements auxquels il était sujet». Or, il est de vérité notoire qu’il n’y a pas de pire poison moral et physique que la colère, la jalousie et l’envie; ces passions délétères sont non seulement nuisibles à l’me et à l’esprit, mais elles ont encore, par répercussion, un effet des plus pernicieux sur la santé physique.

Le Docteur édouard Dewey dit la même chose:

«La colère est le chaos mental et moral; c’est une folie passagère; c’est la rancune soulevée en tempête et les natures sensibles et excitables ont le plus besoin d’une ample provende de santé pour mieux refréner ces tempêtes humaines.»

Cornaro, guidé de même par une intuition saine et sûre, avait fini par réaliser qu’il n’y a pas de santé possible sans un grand calme, une profonde paix et une parfaite sérénité de l’me.

Il disait:

«Je suis né fort bilieux et, par conséquent, fort prompt ; je m’emportais autrefois pour le moindre sujet, je brusquais tout le monde et j’étais si insupportable que beaucoup d’honnêtes gens évitaient de me fréquenter. Je m’aperçus du tort que je me faisais; je connus que la colère est une véritable folie, qu’elle nous trouble le jugement, qu’elle nous emporte hors de nous-mêmes et que la seule différence entre un homme qu’elle possède et un fou furieux est que celui-ci a perdu l’esprit pour toujours, et que l’autre ne le perd que par intervalles. La vie sobre m’a guéri de cette frénésie; par son secours je suis devenu si modéré et tellement maître de cette passion que l’on ne s’aperçoit plus qu’elle soit née avec moi.»

Cornaro nous apprend comment, à l’ge de 70 ans, il fit, de façon involontaire, une intéressante expérience, qui lui démontra l’excellence de son système de vie; lors d’une promenade en campagne, les chevaux s’étant emballés, sa voiture se renversa et il fut traîné assez loin avant que l’on pût les arrêter.

«L’on me retira de dessous mon carrosse, la tête cassée, un bras et une jambe démis, enfin dans un état pitoyable.»

Les médecins consultés ne lui donnaient pas trois jours de vie et voulaient le fortifier par des drogues violentes et une nourriture copieuse; il s’y refusa, car, dit-il:

«J’étais si certain que la vie réglée que je menais depuis longtemps m’avait empêché de contracter des humeurs dont je dusse craindre le mouvement que je m’opposai à leur ordonnance. Je fus bientôt guéri au grand étonnement des médecins et de tous ceux qui me connaissaient. J’infère de là que la vie réglée est un excellent préservatif contre les maux qui arrivent naturellement et que la débauche produit des effets contraires.»

Notons ici le très important mot de «humeurs». Essayons de comprendre ce que veut dire ici Luigi Cornaro. Quelles sont ces humeurs? Les humeurs sont des liquides qui jouent un rôle dans le corps humain. Par exemple, la bile est une humeur; à chaque humeur correspond un tempérament. L’atrabilaire est celui qui «se fait de la bile». Celui qui se fait de la bile sera souvent de mauvaise humeur… La lymphe, correspondant au tempérament lymphatique est une autre humeur.

Mais, si les humeurs existent déjà dans le corps, comment est-il possible de «contracter des humeurs»? Et qu’est-ce que des humeurs qui ont un «mouvement»? Et pourquoi craindre de tels mouvements? Certes, l’on parle de «mouvement d’humeur», mais le mouvement dont il est ici question provient de la personne en proie à une mauvaise humeur; ce n’est pas le mouvement de l’humeur elle-même. Comment une humeur pourrait-elle se mettre en mouvement?

Tout simplement par la connexion à la forme correspondante. Prenons, par exemple, le cas de quelqu’un qui dit: «celui-ci il commence à me chauffer la bile»; voilà un mouvement non seulement d’humeur correspondant à une colère montante mais même de l’humeur. Dit de cette manière, l’humeur ne se réfère plus seulement ici au liquide organique mais à l’entité capable de la mettre en mouvement, c’est-à-dire la forme de la colère, née de la propre colère du coléreux, et qui se manifeste, dans son corps, par l’intermédiaire de sa bile.

à 78 ans, sur le conseil de médecins, ses amis, Luigi Cornaro fit encore une désastreuse expérience, qui faillit, cette fois, lui coûter la vie. Ces escogriffes, imbus de leurs théories sur les rations alimentaires, trouvant que le régime de leur ami était trop frugal et insuffisant, le persuadèrent, à force d’arguments scientifiques, d’augmenter sa nourriture de quelques onces par jour pour «se fortifier». Au lieu de 12 onces (330 grammes) de solides et de 14 onces (392 grammes) de liquides, il porta respectivement ces quantités à 14 et 16 onces; bien qu’il s’agît là d’une relativement faible augmentation, le résultat ne se fit pas longtemps  attendre; au bout de douze jours il tomba si gravement malade que l’on crut sa dernière heure venue; l’expérience a une telle importance que cela vaut le coup de la citer telle qu’il la raconte lui-même:

«Cette augmentation de nourriture me fut si funeste, que, de fort gai que j’étais, je commençai à devenir triste et de mauvaise humeur; tout me chagrinait, je me mettais en colère pour le moindre sujet, et l’on ne pouvait vivre avec moi. Au bout de 12 jours j’eus une furieuse colique, qui me dura 24 heures, à laquelle succéda une fièvre continue, qui me tourmenta 35 jours de suite et qui, dans les premiers jours, m’agita si cruellement qu’il me fut impossible, pendant tout ce temps-là, de dormir l’espace d’un quart d’heure. Il ne faut pas demander si l’on désespéra de ma vie et si l’on se repentit du conseil que l’on m’avait donné : l’on me crut plusieurs fois prêt à rendre l’me ; cependant je me tirai d’affaire, quoique je fusse gé de soixante-dix-huit ans, et que nous fussions dans un Hiver plus rude qu’il n’a coutume de l’être sous notre climat. Rien ne me tira de ce péril, que le régime que, depuis longtemps, j’observais. Il m’avait empêché de contracter de mauvaises humeurs dont sont accablées, dans leur vieillesse, les personnes qui n’ont pas pris la précaution de se ménager quand elles sont jeunes. Je ne me trouvai point le vieux levain de ces humeurs, et n’ayant à combattre que les nouvelles engendrées par cette petite augmentation d’aliments, je résistai et surmontai mon mal, malgré toute sa violence.»

Ici un moment de commentaire: De nouveau, Luigi Cornaro parle de ses «humeurs». Il semble penser qu’un régime alimentaire peut suffire à empêcher de «contracter de mauvaises humeurs» ou, au contraire, en engendrer. Au sens précédemment défini où les humeurs sont en relation avec les entités cela n’est pas exact. Le régime alimentaire ne peut avoir d’influence spirituelle ou même animique directe; il peut seulement, dans un sens ou dans l’autre, préparer le terrain à l’esprit.

Cornaro poursuit:

«L’on peut juger, par cette maladie et par ma convalescence, ce que peuvent sur nous le régime qui me préserva de la mort et la réplétion qui, en si peu de jours, me mit à l’extrémité.»

Cornaro déplore que, pour les êtres humains de son siècle, «la profusion des mets» soit à la mode. Cette profusion passant pour le signe de la magnificence, de la générosité et de la grandeur, tandis que la frugalité est synonyme de petitesse, d’avarice». II revient, à plusieurs reprises, sur cette idée, car il y voit une importante cause de la généralisation de l’intempérance:

«Cette erreur nous a tellement séduits qu’elle nous fait renoncer à une vie frugale, enseignée par la Nature dès le premier ge du monde, et qui conserverait nos jours, pour nous jeter dans des excès qui en abrègent le nombre. Nous sommes vieux, sans avoir pu goûter le plaisir d’être jeunes: le temps qui ne devrait être que l’été de la vie, est souvent le commencement de son Hiver. L’on s’aperçoit que l’on n’est plus si robuste, l’on sent les approches de la caducité, l’on décline avant d’être arrivé à sa perfection. Au contraire, la Sobriété nous maintient dans l’état naturel où nous devons être: nous sommes jeunes plus longtemps, l’ge viril est accompagné d’une vigueur qui ne commence à diminuer qu’après beaucoup d’années. Il faut le cours d’un siècle pour former des rides et des cheveux blancs. Cela est si vrai, que, lorsque la volupté avait moins d’empire sur les hommes, ils avaient, à quatre-vingts ans, plus de force et de vitalité, qu’ils n’en ont présentement à quarante.»

Et c’est encore par un enthousiaste hymne à la Sobriété qu’il termine son premier discours:

«Ô sainte et salutaire Sobriété! Puissant secours de la Nature! Nourrice de la Vie! Véritable Médecine du corps et de l’me! Combien l’être humain doit-il Te donner de louanges, et sentir de reconnaissance de Tes bienfaits, puisque Tu lui fournis les moyens de gagner le Ciel, et de conserver sur la Terre sa vie et sa santé!»

Cet alerte centenaire tient particulièrement à répondre à l’objection des viveurs et de toutes les personnes esclaves des jouissances matérielles, estimant qu’il vaut mieux vivre dix ans de moins (ou plus!) et ne pas se priver de ce qu’ils pensent être les seuls vrais biens terrestres. Voici la réponse de Cornaro, laquelle n’a certes rien perdu de son actualité:

«Hélas! Ils ne connaissent pas le prix de dix années d’une vie saine dans un ge où l’homme peut jouir de toute sa raison et profiter de toutes ses expériences, dans un ge où l’homme peut, par sa sagesse et par sa conduite, véritablement paraître homme, enfin dans un temps où il est en état de recueillir les fruits de ses études et de ses travaux.

Pour ne parler que des sciences, il est certain que les meilleurs livres que nous avons ont été composés dans ces dix dernières années que les débauchés méprisent; et que les esprits se perfectionnent à mesure que les corps vieillissent; les sciences et les arts auraient beaucoup perdu, si tous les grands hommes avaient abrégé leurs jours de dix ans.»

Enfin, dans une belle envolée lyrique, il célèbre, en son quatrième discours, composé à 95 ans, les bienfaits et les jouissances qui sont la récompense d’une vie sage, saine et sobre:

«Je jouis donc parfaitement de cette vie mortelle, grce à la Sobriété qui est infiniment agréable à Dieu, parce qu’elle est la protectrice des Vertus et l’irréconciliable ennemie des vices; et je jouis par anticipation de la Vie éternelle, en pensant si souvent au Bonheur dont elle doit être accompagnée que je ne songe quasi plus à autre chose. J’envisage la mort comme un nécessaire passage pour arriver au Ciel.»

«II n’y a personne qui ne puisse espérer une semblable Félicité, s’il veut vivre comme moi; car, enfin, je ne suis ni un saint ni un ange; je suis un homme, et le serviteur d’un Dieu, à Qui la vie réglée est si agréable qu’Il récompense dès ce monde ceux qui la pratiquent.»

«Quand un médecin désintéressé va voir un malade, qu’il se souvienne de lui recommander la diète. Il est certain que si tout le monde vivait sobrement et frugalement il y aurait si peu d’infirmes que l’on n’aurait presque point besoin de remèdes. L’on serait soi-même son médecin et l’on serait convaincu que l’on ne peut en avoir de meilleur.»

C’est encore l’avis de tous les adeptes des Lois Naturelles et de tous ceux qui se sont donné la peine d’étudier impartialement et sans parti pris les Lois de la Vie.

De tout ce qui précède se dégage la déjà irréfutable conviction que la vie humaine peut être entretenue et prolongée par la pratique de la Sobriété en toutes choses, par la diète rationnelle et par le respect des immuables Lois de la Création.

Le Docteur édouard Berthollet de Lausanne, lui aussi adepte de la Frugalité, après avoir, lui aussi, cité Luigi Cornaro, de son côté, écrivit:

«L’homme ne réalise pas assez que ce capital vital dont il a reçu la gestion ne lui appartient pas en propre, que, tôt ou tard, le Créateur nous demandera compte de l’emploi que nous en aurons fait pour le bien ou pour le mal ; notre premier devoir, le plus direct, le plus impérieux, c’est de transmettre intact à notre descendance ce capital sacré, sans l’amoindrir en aucune façon par nos débordements. Combien peu de pères et de mères modernes sont conscients de cette énorme responsabilité? Le nombre de tares et de dégénérescences héréditaires, par blastophthorie1 ou blastotoxie 2 que l’on relève à l’heure actuelle chez les enfants, démontre à l’évidence quelle inconscience préside à l’Acte sacré de la procréation.»

Et encore:

«Il est bon de ne jamais l’oublier: en matière d’hérédité et de santé, la Nature est inexorable; tôt ou tard elle nous demande compte de la façon dont nous avons utilisé notre capital vital, et – sachons-le bien – toutes les fautes contre la morale et l’hygiène se payent un jour ou l’autre en entier; l’échéance peut en être plus ou moins retardée, mais elle n’en est pas moins fatale et inéluctable; il n’y a là aucune exagération ou vue mystique de l’esprit, mais un fait brutal dont pourra se convaincre toute personne voulant se donner la peine d’observer et de réfléchir.»

Voir aussi: https://www.lasantenaturelle.net/100/la-sante-naturelle.html

Augmenter la longévité
Un gérontologue américain (spécialiste du vieillissement), Clive McCay, confirma en 1935 qu’en réduisant l’alimentation des rats, il pouvait augmenter leur longévité de 40 % et diminuer fortement l’apparition des maladies liées à l’ge. En 1986, Richard Weindruch, professeur à l’Université du Wisconsin-Madison aux États-Unis et spécialisé dans le vieillissement, confirma lui aussi le phénomène, cette fois chez des souris.
Les études ont été poursuivies sur divers animaux, notamment sur des araignées ou des poissons. Le Dr Pierette Gaudreau, professeur de biochimie à l’Université de Montréal a elle constaté une durée de vie 50 % plus longue chez les rats en « restriction calorique » que chez ceux qui étaient nourris à volonté. Leur santé, en outre, était bien meilleure et n’a présenté que bien plus tard les pathologies liées au vieillissement.
 
La restriction calorique

La restriction calorique peut permettre d’augmenter l’espérance de vie. Des nutriments dont notamment, le resvératrol, le ptérostilbène, la quercétine et les poliphénols, imitent les effets de la restriction calorique et peuvent donc avoir une incidence bénéfique sur l’espérance de vie.

 
La restriction calorique augmente l’espérance de vie

Il est possible d’augmenter l’espérance de vie par la restriction calorique. Réduire la consommation de calories jusqu’à 40 % ralentit de façon très importante le processus de vieillissement et augmente la durée de vie. Ainsi, une diminution de 30 % des apports caloriques entraîne une augmentation de 30 % de la longévité. Également, la restriction calorique protège du cancer et d’autres maladies liées au vieillissement.

Ce régime hypocalorique strict, qui augmente de façon importante l’espérance de vie, a été décrit pour la première fois en 1935. Mais on commence seulement maintenant à comprendre les mécanismes. Ils reposent sur des altérations bénéfiques de l’expression de gènes, l’une des réponses d’adaptation de l’organisme à la réduction de la consommation de calories.

Ce retard du vieillissement repousse le déclenchement des maladies dégénératives, tout en améliorant les marqueurs du vieillissement, allant du rythme métabolique à la sensibilité à l’insuline en passant par la santé cardiaque et la fonction cognitive.

À l’inverse, la surconsommation de calories peut également avoir de très importantes conséquences. Manger plus que l’organisme en a besoin peut charger le sang en triglycérides, en sucre, en homocystéine et en substances chimiques pro-inflammatoires. Cela a pour résultats l’accélération des processus de vieillissement et de la détérioration de multiples marqueurs de la santé.


Longévité

La restriction calorique divise par trois le risque de maladies dégénératives. Tous les marqueurs de santé mesurés sont meilleurs dans la pratique de la restriction calorique. L’on note une diminution des indicateurs de risques cardio-vasculaires, comme la pression artérielle et le taux de triglycérides, une amélioration de la glycémie et une incidence réduite des cancers. Celle des maladies cardio-vasculaires a été de moitié moins importante. Il n’a pas été montré de symptômes de perturbation de la glycémie ni de diabète. La restriction calorique permet de perdre du poids en graisse, et sans perte de masse musculaire.

Des gènes de la longévité activée par la restriction calorique

Il est possible de modifier les messages que les gènes transmettent à l’organisme. C’est le processus d’expression des gènes. Il se produit lorsqu’un stimulus provenant de l’intérieur ou de l’extérieur du corps active ou inhibe certains gènes.

Il existe une famille de gènes, appelés les sirtuines, qui sont présents dans les tissus de presque toutes les formes de vie, des organismes unicellulaires aux plantes et aux mammifères. Ils régulent le métabolisme énergétique, la signalisation endocrinienne et certaines réponses au stress. Les sirtuines sont également activés par un large éventail de signaux, en réponse à des stress, tels des périodes de famine ou de restriction calorique, ils jouent un vaste rôle dans la physiologie des mammifères.

Les sirtuines (protéines silencieuses de régulation de l’information) agissent comme des gènes gardiens qui protègent les cellules et augmentent leur survie. Les sirtuines forment une classe d’enzymes, qui ralentissent le vieillissement en agissant sur de nombreux mécanismes cellulaires tels que la réparation de l’ADN, la résistance au stress oxydatif ou la mort cellulaire.

L’action des sirtuines débute lorsque des signaux extérieurs indiquent une détérioration des conditions environnementales. Les gènes de longévité s’éveillent alors pour induire des modifications défensives au niveau cellulaire, comme celles qui consistent à ralentir le métabolisme et à augmenter la respiration cellulaire pour aider l’organisme à s’adapter à un programme de survie plus favorable.

De façon plus générale, l’activation des sirtuines augmente la sensibilité à l’insuline, la lipolyse, diminue l’inflammation et joue un rôle préventif dans les maladies neurodégénératives et la carcinogenèse.

Effets bénéfiques de la restriction calorique

Les habitants de l’île japonaise d’Okinawa, qui pratiquent un régime particulièrement pauvre en calories, ont une durée de vie exceptionnelle.

La restriction calorique ralentit le vieillissement, réduit le risque de maladie mortelle. Des individus s’étant imposé une réduction de 20 % dans leur consommation de calories pendant deux à six ans ont perdu de la masse grasse et ont vu leurs marqueurs de vieillissement, incluant la pression sanguine, les niveaux de cholestérol et le contrôle du glucose sanguin, s’améliorer.

Même de courtes périodes de restriction calorique peuvent améliorer temporairement la température corporelle et la sensibilité à l’insuline qui sont en fait des marqueurs de la longévité. De brefs restriction calorique ont réduit l’inflammation que l’on retrouve comme facteur sous-jacent au développement de nombreuses maladies dégénératives. Des performances plus juvéniles du muscle cardiaque, la restriction calorique accroît le nombre des mitochondries vitales pour la production d’énergie dans le cœur et, réduis les lésions oxydatives.


Restriction calorique, expression génique et espérance de vie

Des gènes ont directement le pouvoir d’interférer avec l’espérance de vie en exerçant une action régulatrice sur des facteurs du vieillissement, allant de l’inflammation à la réponse immunitaire. La restriction calorique exerce un effet bénéfique sur l’expression génique, favorise ainsi un fonctionnement cellulaire sain par l’intermédiaire de multiples voies physiologiques incluant: le blocage de facteurs inflammatoires; l’optimisation du métabolisme des graisses et des hydrates de carbone; la diminution de la glycémie; le soutien du fonctionnement endothélial; l’inhibition du développement sur la cellule cancéreuse.

Le resvératrol, le ptérostilbène, la quercétine, les polyphénols imitent ces effets de la restriction calorique. Ils inhibent l’inflammation systémique, renforcent la santé des mitochondries, aident à prévenir le cancer et protègent les tissus cérébraux et cardiaques des détériorations provoquées par le vieillissement.

Resvératrol et sirtuines

Le resvératrol est l’activateur de sirtuines le plus puissant. Le resvératrol est capable de modifier le gène cible identifié pour déclencher la production de sirtuines, cela reflète son rôle et le lie formellement à l’extension de la durée de vie. Même à petite dose, le resvératrol aide les cellules à vivre plus longtemps.

Le resvératrol active une voie similaire requérant le SIRT1 qui permet à 30 % de cellules humaines de survivre à des irradiations gamma, contre 10 % pour les cellules non traitées.

La combinaison de resvératrol et de SIRT1 stimule un grand nombre de processus modifiés par le stress et augmente la durée de vie, inclue l’apoptose, les mécanismes de défense immunitaire, la protection neuronale et l’optimisation métabolique dans le foie, les muscles et les adipocytes. Le resvératrol a d’autres effets qui incluent la stimulation de la production d’ATP dans les mitochondries et la modulation du facteur 1 de croissance de l’insuline (IGF-1) qui améliore la sensibilité à l’insuline, atténue l’obésité et minimise le développement de la stéatose.

La prise de resvératrol augmente de façon significative leur capacité aérobie démontrée par l’augmentation de leur durée et de la consommation d’oxygène dans les fibres musculaires. Leur fonction mitochondriale est également améliorée. Un affaiblissement du fonctionnement des mitochondries et de la capacité aérobie est associé à une réduction de la longévité. Le resvératrol protège de l’obésité et de l’insulino-résistance induites par l’alimentation.
 
 
Moins de cancers et de maladie chez les primates qui mangent peu
En 2009, Richard Weindruch, publia les résultats d’une nouvelle expérience effectuée sur des primates. Il révéla que 37 % des macaques qui mangeaient autant qu’ils voulaient succombaient d’une pathologie liée au vieillissement, alors qu’ils n’étaient que 13 % dans ce cas lorsque leur régime alimentaire était restreint en calories.
Il a également démontré que les primates, non seulement perdaient du poids (c’est évident), mais étaient aussi en meilleure forme physique et souffraient deux fois moins de cancers liés à l’ge et de maladies cardiovasculaires. De même, seuls 13 % des primates dont le régime était allégé en calories ont développé du diabète, alors que les autres étaient 29 % à présenter des signes avant coureur de la maladie.

Personne n’a envie de souffrir de la faim!
Le problème est que tous ces chercheurs se sont heurtés à la même difficulté: tous sont convaincus que les mêmes effets d’allongement de la durée de vie se produiraient chez les êtres humains. On a d’ailleurs constaté un grand nombre de centenaires chez les Japonais de l’île d’Okinawa, bien connus pour leur consommation d’aliments peu caloriques (légumes et produits de la mer).
Mais les chercheurs ont bien du reconnaître qu’un tel régime, trop pénible à suivre, ne pouvait être imposé à des êtres humains.
Heureusement, ce problème a été aujourd’hui résolu: des chercheurs ont découvert des nutriments qui ont exactement le même effet – et donc les mêmes bienfaits – sur l’organisme que la «restriction calorique». Ils pourraient donc permettre de gagner des années de vie en bonne santé.
Cela peut paraître incroyable mais c’est pourtant simple:

Des nutriments naturels qui produisent les mêmes effets
Si la restriction calorique a des effets si positifs sur la santé et la longévité, c’est parce que, lorsque vous avez faim, vous avez certains gènes qui s’activent et d’autres qui se désactivent.
Ces changements d’activité de vos gènes provoquent diverses réactions bienfaisantes dans votre organisme, qui expliquent que vous vieillissez moins vite, et que les maladies liées à l’ge ralentissent, voire disparaissent.
Ces réactions sont au nombre de cinq:

1) Réduction du niveau d’inflammation dans l’organisme (l’on sait que l’inflammation favorise entre autres l’arthrose, le diabète, le cancer et les maladies cardiaques);

2) Amélioration du métabolisme des graisses et des glucides: les nutriments sont mieux « brûlés », le corps produit moins de déchets et de mauvaises graisses;

3) Diminution de la glycémie (taux de sucre dans le sang): excellent contre le diabète et le cancer;

4) Amélioration de la circulation sanguine par soutien de la «fonction endothéliale» (l’endothélium est la couche de cellule qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins);

5) Arrêt du développement et de la prolifération des cellules cancéreuses.

Or, il n’est plus nécessaire, aujourd’hui, de drastiquement limiter son alimentation pour obtenir ces résultats. En effet, il existe des phytonutriments (nutriments extraits de plantes), qui ont exactement ces mêmes effets.
Ces nutriments imitent les effets de la restriction calorique et agissent en synergie pour lutter contre le vieillissement. En particulier, ils interfèrent de façon positive avec les gènes de longévité qui influent sur le processus de vieillissement.

Des nutriments efficaces mais peu répandus
Il s’agit de nutriments ultra-spécifiques que l’on trouve rarement dans l’alimentation, même en mangeant « équilibré » et en respectant la règle des « cinq fruits et légumes par jour ».
Mais il existe maintenant un complément alimentaire qui contient tous ces nutriments: il s’agit du Resveratrol Synergy.
Comme son nom l’indique, ce produit contient tout d’abord une substance naturellement anti-ge, le resvératrol. Les recherches sur les animaux ont, en effet, montré que le resvératrol imite de nombreux changements bénéfiques d’expression de gènes de la restriction calorique. D’autres travaux ont mis en lumière de très nombreuses propriétés du resvératrol, incluant sa capacité à favoriser la sensibilité à l’insuline, à stimuler le fonctionnement des mitochondries (les usines à énergie dans les cellules), à réduire l’expression des facteurs de l’inflammation et à protéger des effets nocifs d’une alimentation trop riche en graisse.
A lui seul, le resvératrol exerce déjà pratiquement toute la gamme des effets anti-ge qu’il est possible d’obtenir en limitant fortement sa consommation de nourriture.

Multiplier l’effet du resvératrol avec ces nutriments
Au resvératrol est adjoint du ptérostilbène, qui est un composant qui appartient à la même famille. Les recherches ont en effet montré que ces deux produits agissent en synergie sur des gènes de longévité, renforçant encore leurs effets bénéfiques « anti-vieillissement ». La biodisponibilité du ptérostilbène est toutefois beaucoup plus élevée que celle du resvératrol. Il a des propriétés anti-inflammatoires, antinéoplasiques et antioxydantes.
Il exerce ses activités par des interactions biologiques à un niveau fondamental pour contrôler l’expression de gènes et moduler l’action d’enzymes. Il régule de façon bénéfique les gènes impliqués dans le développement du cancer, de l’athérosclérose, du diabète et de l’inflammation.
La combinaison de ces deux produits permet donc un effet anti-vieillissement spectaculaire. De plus, à ces deux substances est encore adjointe de la quercétine, une autre substance qui imite également certains effets de la restriction calorique. C’est un puissant anti-oxydant avec un fort pouvoir anti-inflammatoire qui s’exerce principalement en inhibant la voie du NF-kappaB, une protéine jouant un rôle fondamental dans le contrôle de l’expression des gènes encodant les cytokines pro-inflammatoires. La quercétine a également montré des effets protecteurs contre les maladies cardio-vasculaires, le syndrome métabolique ou le cancer. La vitamine C renforce sa biodisponibilité et son action.
Mais ce qui fait du Resvératrol Synergique un produit anti-ge vraiment révolutionnaire, c’est que s’y ajoutent encore les puissantes vertus des oligoproanthocyanidines (OPC), que l’on trouve dans l’écorce de pin. Ces OPC ont des activités anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Ils ont de multiples effets bénéfiques, notamment sur la fonction endothéliale, la glycémie et l’inflammation.
Enfin, pour parfaire l’efficacité de cette formule surpuissante, et tenir compte des recherches les plus récentes, il a été ajouté à la formule de la fisétine, extraite du Buxus sinica. Cette substance rare et précieuse envoie un signal « d’allumage » aux cellules porteuses du gène antige en assurant la protection de l’ADN et des neurones, en particulier lors d’épisodes de stress oxydatif. La fisétine aurait par ailleurs une action stabilisatrice sur le resvératrol en empêchant sa destruction.

Une action durable dans le temps grce au polydatine
La seule limite du Resveratrol Synergy est que son action, très intense, est aussi très rapide et donc limitée dans le temps. Ce problème a été résolu en y ajoutant du polydatine. Le polydatine est un glucoside du resvératrol. En d’autres termes, c’est une molécule de resvératrol liée à une molécule de sucre. Lorsque le polydatine entre dans la circulation sanguine, la molécule de resvératrol se sépare de celle de sucre. Ainsi, le glucoside du resvératrol est absorbé à un rythme différent du trans-resvératrol classique, améliorant efficacement la biodisponibilité, la demi-vie et la puissance du resvératrol.

L’existence aujourd’hui d’un produit comme le Resveratrol Synergy marque donc un pas de géant dans l’amélioration de la longévité par la nutrition naturelle.

Se procurer du Resvératrol Synergy
(Taper Resveratrol Synergy dans le moteur de recherches du site)