Bien Dorimir – Toutes les aides naturelles possibles

Bien dormir
«Le sommeil, c’est la moitié de la santé».

Nous avons ici tenté de synthétiser les solutions les plus efficaces pour remédier aux divers problèmes de sommeil. Il en découle un « plan d’action » en trois phases:

1. Eradiquer l’ennemi

2. Les attitudes adaptées

3. Les nutriments adaptés

Tout peut être fait simultanément, pour un maximum d’efficacité.
Suivant votre motivation, à vous de voir … la nuit porte conseil!

1. Eradiquer l’ennemi

Selon les scientifiques, l’insomnie est liée avant tout à la toxicité de l’ammoniaque pour le cerveau.

L’ammoniaque est un poison cellulaire apparaissant lors de la désassimilation protéique. Si trop d’ammoniaque est présent dans le corps, c’est avant tout parce que le foie ne fonctionne pas correctement. L’ammoniaque peut atteindre le cerveau, et ainsi entraver certaines dans l’opération de ses fonctions. Ainsi que le fait pertinemment observer Hulda Clark, un taux d’ammoniaque trop élevé conduit presque toujours à des problèmes de sommeil.
Dans le corps il y a 3 agents – des acides aminés – qui peuvent neutraliser l’ammoniaque:

L’arginine, l’ornithine, la glutamine.

Avant d’avoir un foie suffisamment nettoyé, et donc à nouveau opérationnel, il sera donc judicieux, et très efficace dans la plupart des cas, de prendre une supplémentation de ces acides aminés.

L’ornithine

L’insomnie est liée avant tout à la toxicité de l’ammoniaque pour le cerveau mais aussi à l’acidose. L’ornithine procure un sommeil réparateur en contribuant à la détoxication cellulaire de l’ammoniaque et en régulant l’équilibre acido-basique.

Tout comme la glutamine et l’arginine, elle peut être prise de manière prolongée sans avoir d’effets nocifs, ni créer de dépendance.

Elle contribue aussi à renforcer le système immunitaire et stimule la formation des globules blancs. Elle protège le foie de dommages causés par des médicaments et des substances chimiques, et stimule sa régénération.

Elle a, d’autre part, un effet calmant, c’est pourquoi on la prendra de préférence le soir.

– La glutamine

Une carence en acide glutamique se constate chez de nombreux malades présentant des états d’épuisement et des troubles des fonctions cérébrales. Agitation, insomnie et manque de concentration sont liés à cette carence.

L’organisme fabrique de la glutamine à partir de l’acide glutamique, et réciproquement. La glutamine améliore la production de GABA, l’acide gamma-aminobutyrique. Le GABA est le neurotransmetteur inhibiteur le plus important du cerveau. Cela signifie que telle une écluse, il empêche la transmission de stimulations dans les cellules nerveuses. Il est donc, en quelque sorte, le sédatif naturel du cerveau. Si l’organisme présente suffisamment de glutamine, il sera capable de produire du GABA, entraînant ainsi maints effets bénéfiques: calme intérieur, équilibre psychique même en situation de stress, sommeil réparateur. La glutamine permet même de seconder le traitement de dépressions.

L’on prendra la glutamine dans la journée.

L’arginine

Elle fortifie le système immunitaire et est efficace pour les problèmes cardio-vasculaires, fortifiant la circulation sanguine. C’est pourquoi elle donne du tonus. A prendre uniquement le matin, ce qui vous donnera du « punch » au moins pour une partie de la journée. Une prise le soir pourrait au contraire vous empêcher de dormir.

Dans son rôle de neutralisation de l’ammoniaque, son effet est le même que pour l’ornithine et la glutamine.

Par ailleurs, ces trois acides aminés régulent efficacement l’équilibre acido-basique (ce qui va aussi contribuer à un meilleur sommeil):
En libérant l’ammoniaque du foie au travers de l’urée (celle-ci est ensuite transportée vers les reins), et des reins (phénomène connu sous le terme de « désamidation ») au travers de l’urine, la toxine qu’est l’ammoniaque est évacuée par un proton (acide). Ce processus permet d’une part d’éliminer les acides, et permet d’autre part à l’organisme d’économiser sa dépense en bicarbonate (synthèse de carbamyl-phosphate). Ainsi, le corps est en mesure de réguler sa teneur en protons (donc en acides) au travers de l’élimination des substances nocives.

2. Les attitudes adaptées

Dans un premier temps, il y celles, toutes simples, assez connues mais que l’on oublie trop souvent, et dont l’importance est capitale:

– Dormez dans le noir total, ou aussi total que possible. Lorsque la lumière frappe vos paupières, elle interrompt la production de sérotonine et mélatonine (l’hormone du sommeil), en perturbant le rythme circadien de la glande pinéale (qui gère votre horloge biologique). Si vous devez vous lever la nuit pour aller aux toilettes, essayez de ne pas allumer la lumière. Si c’est trop risqué, mettez dans vos toilettes une veilleuse.

Même chose pour les lumières artificielles (tout appareil ayant une veille lumineuse), qui, même très faibles, s’avèrent très perturbantes pour le rythme circadien.

– Pas d’appareils électriques, ou tout au moins, s’il n’est pas possible de suffisamment les éloigner, qu’ils soient débranchés de la prise secteur.

– Dormez dans une atmosphère fraîche, pas plus chaude que 18°C. Beaucoup de maisons sont trop chauffées, en particulier à l’étage, dans les chambres à coucher. En cas de besoin, rafraîchir la chambre en ouvrant la fenêtre, avant de se coucher.

– Evitez certaines substances:
– L’alcool au souper et en soirée devrait aussi être consommé avec modération ou carrément éliminé puisqu’il provoque l' »insomnie à rebond ». Après avoir aidé à l’endormissement, il entraîne des sécrétions d’adrénaline et bloque l’entrée du tryptophane (voir plus bas dans l’article) au cerveau. Ces 2 facteurs empêchent le sommeil de passer à la phase profonde.
– La caféine, on le sait, stimule le système nerveux. Plus précisément, elle bloque l’action de l’adénosine (substance somnifère naturelle) au cerveau et inhibe la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) jusqu’à 6 heures après sa consommation.

– Faites du sport régulièrement. C’est un moyen essentiel d’augmenter naturellement votre niveau de  tryptophane, précurseur du sommeil.

Faites des exercices d’une intensité qui vous soit familière. Une étude anglaise a montré que la libération directe de sérotonine (précurseur du sommeil) est liée au fait de faire des exercices avec lesquels l’on se sent confortable et non des exercices qui poussent les personnes dans leurs ultimes retranchements.

Si vous n’avez pas le temps de faire une activité physique régulière, essayez de marcher entre 30 minutes et une heure par jour.
Une étude de la Stanford Medical School a constaté que, après un programme de 16 semaines d’exercices physiques modérés, les sujets étudiés s’endormaient en moyenne 15 minutes plus tôt et dormaient 45 minutes de plus.

– « Va te coucher, tu dors debout! ».
Sauf d’être un cheval il est impossible de tenir debout sans aide lorsque l’on dort, et c’est pourquoi la position debout est un véritable signal d’éveil (ou de sommeil impossible) pour le système nerveux central.
Il est démontré que la position allongée prolongée en journée est extrêmement délétère pour la qualité du sommeil nocturne.

L’on comprend également l’avantage (paradoxal, en cas de fatigue), de la marche à pied par rapport au divan…

– Se coucher dès les premiers signes de somnolence: il faut être à l’écoute des signaux qu’envoient notre corps (billement, paupières lourdes, attention diminuée etc…). Vous connaissez certainement l’histoire du « train du sommeil » qui passe vous prendre toutes les 90 minutes (on dit aussi qu’on a loupé son « premier sommeil »). Si vous ne le prenez pas à temps, vous devrez attendre le prochain, au risque d’être fatigué le lendemain.
– Couchez vous toujours à la même heure. Comme pour l’heure des repas, il est important d’y faire attention pour que le cycle du sommeil ne soit pas perturbé.
L’on dit aussi (proverbes): « Se coucher tard … nuit! », « Les heures avant Minuit comptent double! », « Coucher à dix, lever à six font vivre dix fois dix! ».

– Manger assez longtemps avant de vous coucher: la digestion augmentant la température corporelle, elle doit être, sinon finie, au moins suffisamment avancée pour ne pas  gêner l’endormissement.

Parallèlement, il y a des attitudes à adopter moins connues, mais tout aussi importantes.

– Ne rien stocker sous le lit: La stagnation des énergies perturbe le sommeil (de même que cela perturbe aussi les relations de couple!). Pas non plus de lit avec tiroirs de rangement, même vides. L’air et les énergies doivent pouvoir circuler librement.

– Pas de plantes, ni d’animaux: taux de gaz carbonique trop important.

– Dormir fixe les idées et les souvenirs.

Le sommeil permet au cerveau de fixer les idées et d’inscrire dans la mémoire les souvenirs et expériences de la journée, en particulier les expériences émotionnelles. Après un  traumatisme, il est conseillé de ne pas dormir, pour éviter, justement, que les mauvais souvenirs ne se gravent trop facilement dans la mémoire.

Dans l’étude ci-dessus mentionnée, les scientifiques ont recruté 106 hommes et femmes et leur ont fait regarder des images choquantes ou, au contraire, neutres ou apaisantes.

Ils ont ensuite observé la réaction de ces personnes à ces mêmes images après avoir dormi, ou au contraire après avoir veillé 12 heures. Ils ont constaté que les personnes qui avaient dormi continuaient à ressentir des émotions tout aussi violentes face aux images choquantes, alors que celles qui avaient veillé se sentaient nettement moins agressées.
C’est dire l’impact, entre autre, de la télévision avant d’aller dormir.
Il est donc essentiel d’avoir une occupation émotionnellement bénéfique avant le sommeil.
Si l’on regarde la télévision, il vaut cent fois mieux regarder un film comique, un documentaire avec de belles images, etc, qu’un crime quelconque. Malheureusement, ce qui est probablement un signe des temps, de plus en plus de programmes télévisuels sont accès sur les crimes, réels ou imaginés.

D’autres études ont démontré (mais fallait-il que des « scientifiques »se mobilisent pour une telle évidence?) qu’il est plus difficile de s’endormir après une expérience déstabilisante (dispute, déception…). Cette difficulté à s’endormir pourrait être un moyen pour notre cerveau d’éviter que ces souvenirs ou émotions ne se stockent trop bien dans notre mémoire.

– Envisagez éventuellement de faire chambre à part. De récentes études (et l’expérience de nombreuses générations!) indiquent que, pour beaucoup de personnes, partager son lit avec quelqu’un peut fortement perturber le sommeil, surtout si l’autre personne a un sommeil agité, se lève la nuit, ou ronfle.

– Régulez votre température. Vigilance et température corporelle sont à leur apogée vers 17 heures. Puis les deux déclinent jusqu’à leur point minimum entre 3 et 5 heures du matin. En cas d’agitation, aider son corps à se refroidir facilite l’endormissement.

Prendre une douche fraîche (éviter une douche vraiment froide si le repas n’est pas complètement digéré, ou si vous êtes frileux). Les mains et les pieds doivent, par contre, être chauds pour mieux dormir (les mettre sous l’eau chaude à la fin de la journée, pour qu’ils se réchauffent suffisamment).
Si le visage, les pieds et les mains sont chauds le soir, l’on s’endort rapidement, car cela favorise une rapide perte de température (c’est essentiellement par les extrémités du corps que la chaleur du corps s’évacue).
A l’inverse, si ces régions sont trop froides la température interne reste élevée et cela peut retarder l’endormissement.
Résistez à la tentation du bain chaud avant de vous mettre au lit, il augmente la température du corps et perturbe ainsi le processus d’endormissement. Le prendre plutôt en début de soirée, avant le dîner. La douche chaude est à prendre en début de journée.

De ce fait, oubliez le sport après 19 heures. Une dépense physique intense relance l’activité métabolique et musculaire, ce qui produit de la chaleur. De plus, cela dérégule les mécanismes biologiques.

Par contre, l’exercice physique, générateur de chaleur, conduira à un meilleur refroidissement nocturne du corps, de même que sur les ondes lentes du cerveau, la nuit suivante (c’est donc directement la chaleur que produit l’effort physique qui agit sur le sommeil, et pas seulement la fatigue ou l’effet psychologique de « défoulement nerveux », comme on le croit trop souvent).

Il faut donc essayer de favoriser l’éveil par la production de chaleur (sport, hammam, bain chaud), tôt le matin et surtout en fin d’après midi (17 H-19 H; voire 20 H, selon l’heure officielle par rapport à l’heure solaire, et selon l’heure de votre coucher … l’activité physique devant être terminée au moins trois heures avant).

– Prenez suffisamment de Soleil. La lumière naturelle aide la synthèse de la sérotonine. Les chercheurs ont trouvé une corrélation positive entre la synthèse de sérotonine et le nombre total d’heures d’ensoleillement dans une journée. Grce à des autopsies, l’on a remarqué que le niveau de sérotonine est plus élevé durant les mois d’été que durant les mois d’hiver.

Le sport associé à la lumière: Leur effet se potentialise mutuellement.

– Le rythme des activités en groupe est un synchroniseur déterminant chez l’homme. Plus nous sommes soumis à une activité régulière et en groupe, plus nos horloges internes sont synchronisées.

– Variez la position du corps pour favoriser le repos des articulations et des organes en évitant la position sur le dos (qui favorise le ronflement et gêne l’élimination des mucosités) ou sur le ventre (gêne respiratoire par écrasement de la cage thoracique).
L’on peut rester toute la nuit sur le côté droit, mais attention si vous dormez sur le côté gauche: le foie pesant alors sur l’estomac, il gène la circulation du sang et le sommeil peut être troublé de rêves pénibles.

Bref, la position sur le côté droit est à largement privilégier.

– Massez-vous les pieds à sec (l’huile et la crème glissent et rendent les points de réflexologie plantaire plus difficiles à trouver). Les pieds concentrent les terminaisons nerveuses de l’ensemble du corps. Attardez-vous spécialement sur les orteils, zone de la détente par excellence: commencer à masser tout doucement, puis plus fort progressivement avec l’assouplissement de la peau. Masser tout: dessus, dessous, les côté, la pointe, entre les doigts.

Vous pouvez faire de même avec les oreilles, qui est, tout comme le pied, la zone réflexe idéale pour l’ensemble du corps. Extérieur, intérieur, dans tous les recoins!

3. Les nutriments adaptés

La mélatonine, appelée « hormone du sommeil », en est le principal agent déclencheur.

Le tryptophane synthétise la sérotonine (neurotransmetteur), qui elle-même synthétise la mélatonine.

Le tryptophane est le plus rare des acides aminés. Il convient donc de s’y intéresser particulièrement, sa carence étant fréquente.

Il fait partie des 8 acides aminés essentiels, c’est-à-dire que le corps ne peut pas fabriquer lui-même. Il est donc très important de savoir où le trouver, d’autant qu’il est l’acide aminé le moins présent dans l’alimentation.

Les aliments qui en sont les plus riches:

En première position, nettement, la morue de l’Atlantique. En deuxième, nettement aussi, le parmesan (dans les ptes ou dans la soupe, un régal! :)).

Ensuite le gruyère, l’emmental. Puis, ensuite encore, le veau, le poulet, le porc, l’agneau, les amandes (trempées dans l’eau pendant 2 à 3 jours elles sont une véritable bombe de nutriments, une merveille pour la santé). Ensuite la plupart des poissons et des viandes.

Mais attention, car, pour son assimilation, il faut prendre en compte un processus essentiel:

Le tryptophane entre en compétition avec cinq autres acides aminés pour entrer dans le cerveau. Donc même si le corps en est bien pourvu, il n’est pas dit que le cerveau le sera suffisamment.

Ainsi le seul moyen d’augmenter l’apport en tryptophane au cerveau est de suivre une alimentation riche en hydrates de carbone (féculents). Dans ce cas, le corps sécrète de grandes quantités d’insuline pour abaisser l’élévation de glucose qu’elle a provoquée. Cette insuline dégage également du sang la plupart des cinq acides aminés qui entrent en compétition avec le tryptophane pour aller dans le cerveau. Le tryptophane a ensuite le champ libre, permettant à de plus grandes quantités d’atteindre le cerveau.
Cette stratégie est instinctivement connue et pratiquée par de nombreuses personnes qui consomment de grandes quantités d’hydrates de carbone, comme du pain, des gteaux, des chips, des pizzas, des crèmes glacées, particulièrement lorsqu’elles se sentent déprimées, anxieuses ou stressées.

C’est donc surtout le soir qu’il sera important d’en consommer une quantité suffisante (en restant modéré bien sûr).

Parmi les nombreuses études cliniques publiées depuis les années 1970 et portant sur l’utilisation du tryptophane dans la dépression, celles utilisant des doses modérées (1 à 3 g quotidiens) ont souvent eu de meilleurs résultats que celles avec des doses plus importantes (6 à 9 g quotidiens).

Ainsi, la plus faible dose de tryptophane qui soulage efficacement les symptômes de déficience de sérotonine est aussi la plus efficace. Des études cliniques montrent qu’un supplément de 500 à 1 500 mg de tryptophane, pris au coucher de façon régulière, est fréquemment suffisant à soulager les problèmes de déficience de sérotonine.

Près de 50 études ont testé le tryptophane comme somnifère. Bien que les résultats soient variables, un consensus a été établi: le tryptophane peut être un somnifère efficace dans certaines circonstances. Alors qu’il est inefficace comme somnifère standard dans des cas d’insomnie sévère, il peut diminuer de près de moitié le temps d’endormissement dans des cas d’insomnie légère et cela même à de faibles doses (250 mg).

Il est important, parallèlement, d’avoir un apport suffisant en sérotonine.

Un manque de sérotonine génère des difficultés d’endormissement, un réveil vers 3 heures du matin et un énervement diurne.

Mangez des acides gras sains comme les oméga-3. Les acides gras oméga-3 ont un effet sur le fonctionnement de la sérotonine dans le cerveau. Les gens ayant un taux bas de sérotonine ont généralement un taux bas de DHA. Il s’agit d’un constituant essentiel du cerveau qui doit être réapprovisionné à travers des aliments comme des huiles de poissons riches en acides gras oméga-3. Vous trouverez des oméga-3 dans:

– Les poissons, notamment le saumon; et les huiles de poisson, en particulier l’huile de foie de morue.

– Les noix, les graines et les huiles à base de graines comme l’huile de lin, l’huile d’argan; mais surtout dans la plus riche de toutes en oméga 3: l’huile de périlla.

L’on parle aussi souvent de la banane pour son apport en sérotonine, mais pourtant:

Si la banane contient bien de la sérotonine, celle-ci ne peut pas traverser la barrière hématoencéphalique et ne peut donc pas être absorbée par l’être humain!

Mangez du chocolat noir. Manger du chocolat noir augmente le taux de sérotonine en partie à cause du resvératrol. Le resvératrol augmente à la fois les niveaux d’endorphines (hormone du bien-être, de la détente) et de sérotonine; et a en plus un effet neuroprotecteur. Prenez du chocolat noir plutôt que du chocolat au lait car ce dernier contient beaucoup moins de cacao (qui produit la sérotonine) que le chocolat noir.

Mais attention, le chocolat a un effet néfaste sur le foie, il faut donc l’éviter le plus possible.

Dans le chocolat, la sérotonine vient du cacao, il faut donc privilégier le cacao, et de préférence biologique. L’idéal étant de consommer directement des fèves de cacao crues biologiques.

Mais la source la plus importante de resvératrol se trouve dans le vin rouge.

Le resvératrol est produit par la vigne pour se protéger des agressions (insectes, bactéries, champignons, climat). De ce fait, les cultures non-biologiques, avec l’utilisation des pesticides, laissent au repos les défenses naturelles de la vigne.

Les cépages situés dans des zones pluvieuses et tempérées sont plus susceptibles d’être attaqués par les micro-organismes et de fait, ont des taux de resvératrol plus importants.
Le resvératrol est fortement concentré dans la peau du raisin et les pépins.

La forte concentration dans le vin s’explique par la fermentation du moût qui permet d’extraire de la peau et des pépins et surtout par l’absence d’oxygène dans la bouteille qui prévient l’oxydation de la molécule. C’est l’explication à l’absence de resvératrol dans les raisins secs. L’oxydation. Ce qui explique aussi qu’il soit abondant dans le vin rouge et moindre dans les rosés, quasi-absent dans les vins blancs. Les plus riches sont les vins de Pinot noir (Bourgogne), de Merlot, de Grenache ou de Mourvèdre. Le cépage de Pinot noir contient le plus de resvératrol.

Le raisin sur pieds en contient bien sûr, mais il est faiblement assimilable du fait qu’il se trouve dans la peau et les pépins. Le jus de raisin en contient – tout comme le jus de canneberge – , mais 10 fois moins que le vin rouge !

Derrière le vin rouge, puis le cacao, la 3ème source la plus importante est l’arachide, particulièrement dans leur peau fine. A consommer crues et biologique bien sûr.

Pour un grand renforcement de ses nutriments à disposition, mettre à tremper dans une bonne eau pendant deux à trois jours.

Enfin, dans le cycle tryptophane – sérotonine – mélatonine, il convient de s’intéresser aussi, et peut-être même surtout, à la mélatonine, appelée aussi « hormone du sommeil »!

La noix et la noisette sont gorgées de mélatonine, elles en sont, de loin, le plus fort apport dans l’alimentation.

En raison de la multitude de composés bénéfiques que contiennent les noix, leur consommation est nettement préférable à la prise de suppléments de mélatonine.
L’on prendra bien sûr, là aussi, de préférence, des noix et des noisettes biologiques.

Comme pour les arachides, laissez tremper les noisettes 2 à 3 jours; seulement 4 à 8 heures pour les noix.

D’autre part, le taux de mélatonine augmente de façon très nette dès que l’on administre de la carnitine (substance dérivée de deux acides-aminés).

Les autres solutions

– Comme nous l’avons vu avec le problème de l’ammoniac, il est fondamental, dans une optique de santé à long terme, d’avoir un foie sain, en particulier pour retrouver un vrai sommeil, facile, profond, et réparateur. Ainsi la cure du foie s’avère être « la mesure la plus importante pour le rétablissement de la santé » et aussi du sommeil.

Il est donc aussi très important, pour agir réellement en profondeur, de procéder à un sérieux nettoyage de son foie.

– L’on comprend aussi pourquoi la vitamine C naturelle – dont le foie est extrêmement friand – est si efficace contre les problèmes de sommeil. Aussi parce que c’est la vitamine C qui permet la production de la carnitine et de la sérotonine (en déclenchant la synthèse du tryptophane), précurseurs de la mélatonine.

La vitamine C, par son action neuro-régulatrice et anti-stress, représente le meilleur traitement actuel de l’insomnie.

Elle peut être considérée comme la vitamine du sommeil. Les effets sont très rapidement visibles la plupart du temps, parfois même dès la première nuit (il suffit parfois de s’allonger simplement, en début de soirée, pour s’endormir sans s’en rendre compte).

Il faut pour cela en consommer au minimum 2 grammes par jour.

Malheureusement, en France, l’idée est encore bien trop ancrée que « la vitamine C empêche de dormir ».

Cela n’est toutefois pas totalement faux: la quasi-totalité des cures de vitamine C faites par les gens le sont  d’une part avec de la vitamine C se synthèse, qui n’aura pas l’effet bénéfique de la naturelle et peut éventuellement, effectivement, agir négativement sur le sommeil; et d’autre part la quantité prise est aussi trop faible, provoquant – après la première satisfaction ressentie par le corps – une frustration par le manque… et donc une tension nerveuse.

C’est comme si vous ameniez une belle part de gteau à un enfant et que vous lui retiriez subitement après deux bouchées!

– L’huile de nigelle sera très efficace pour les problèmes de sommeil d’origine nerveuse.

Attention car beaucoup d’huile de nigelle bon marché sont vendues dans le commerce, or seule l’huile issue de la graine de nigelle Sativa (essentiellement en Egypte et Ethiopie) est réellement thérapeutique.

– Vitamines B, en particulier la B6 qui favorise la production de sérotonine et mélatonine. Alimentation équilibrée, avec notamment graines germées pour un apport suffisant.

La Vitamine B6 (pyridoxine) est une de celles dont l’occidental ressent le plus cruellement la carence, notamment à travers tous les désordres du système nerveux et les problèmes psychologiques qui en résultent, et plus particulièrement les troubles du sommeil. Elle renforce avant tout le système nerveux, mais aussi le système immunitaire.

Dans l’alimentation on en trouve principalement dans le dindon, puis le foie de boeuf, d’agneau, de veau, puis le saumon et la morue de l’Atlantique, puis la pomme de terre avec pelure cuite au four.

– Pour les infusions: la camomille et le tilleul.

Le miel. La raison pour laquelle il faut manger du miel pour favoriser le sommeil a pour nom glycogène. Notre foie stocke de l’énergie sous forme de glycogène. Parce que le miel contient le rapport idéal en fructose et en glucose, il est le meilleur aliment disponible pour le stockage du glycogène.

Un stock de glycogène suffisant est nécessaire pour bien dormir. Lorsque le foie est à court de glycogène dans la nuit, notre cerveau commence à ordonner la libération d’hormones du stress comme le cortisol et l’adrénaline. Manger une ou deux cuillerées à soupe de miel au coucher favorise un sommeil de qualité supérieure en fournissant ce carburant au foie.

Contrairement au sucre, le miel est essentiellement pourvu en sucre lent (le fructose), favorisant la production régulière de tryptophane pendant la nuit. Donc ne pas hésiter à mettre du miel dans l’infusion du soir.

Même s’il n’existe aucune étude spécifique reliant le miel et l’insomnie, l’expérience montre que ce remède traditionnel est très efficace.

– Les huiles essentielles de lavande et mandarine: apaisant, sédatif, anxiolitique.

Bed-Time Drops. Produit fabriqué par la société Mountain Meadow Herbs, mondialement reconnue pour la qualité de ses teintures-mères. Très efficace.

Vous avez maintenant {à peu près}  tout pour retrouver un vrai sommeil revigorant!
 
Adresse pour se procurer du tryptophane
(Taper « tryptophane » dans le moteur de recherches interne du site)